Cerisier Griottier de la Toussaint
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Griottier de la Toussaint
Le griottier de la Toussaint est un cerisier remontant, ce qui veut dire qu'il ne donne pas une récolte mais une succession de cueillettes. Chez nous, la première est toujours la plus abondante, et les suivantes diminuent régulièrement jusqu'à la fin de saison. C'est la précision qui manque partout ailleurs : plusieurs vendeurs annoncent une production de juillet à octobre sans dire qu'il ne s'agit pas de quatre récoltes pleines. Le fruit est une petite griotte très acide, faite pour la transformation, portée par un arbre au port pleureur et aux branches très fines. Cette variété ne remplace pas un bigarreau, elle donne des griottes quand plus personne n'en a.
Le rendement suit cette logique et il faut la connaître avant de planter. La première vague est toujours la plus généreuse, et les cueillettes suivantes diminuent régulièrement. On ne récolte pas quatre fois autant qu'un cerisier ordinaire, on récolte une fois normalement puis on continue à cueillir par poignées pendant des semaines.
Beaucoup au début, puis de moins en moins. Le nom de la variété promet des cerises à la Toussaint, et il faut le lire comme une possibilité de fin de saison, pas comme une garantie.
Jacques Daléchamp la signalait déjà en France en 1586 dans son Historia plantarum. Duhamel la décrivait à Paris en 1768, en notant qu'elle n'était alors plus un fruit nouveau. Et il existe même une querelle d'origine : en 1779, de Calonne écrivait que cette cerise, dont l'arbre porte deux fois l'an, en juin puis vers le temps de la Toussaint dont elle a retenu le nom, avait été tirée d'Angleterre. Une affirmation que le pomologue Leroy a contestée sans pouvoir pour autant prouver l'origine française.
Quatre siècles de présence documentée, et un doute jamais tranché sur son pays d'origine.
Quelle est la taille des fruits ? Ce sont de petites griottes. La variété se choisit pour sa saison longue et son acidité, pas pour son calibre.
Que faire des griottes de la Toussaint ? Confitures, sirops, clafoutis, coulis et eaux-de-vie. C'est une cerise de transformation, où l'acidité devient un atout.
Sous quelle forme livrez-vous le griottier de la Toussaint ? En scion greffé, racines nues, expédié de fin novembre à mars pendant le repos végétatif.
Quand planter un cerisier ? La période de plantation, les distances et la conduite sont détaillées sur notre page consacrée aux cerisiers.
Que veut dire remontant pour un cerisier ?
Le nom botanique dit l'essentiel : Prunus cerasus var. semperflorens, c'est-à-dire toujours fleurissant. L'arbre ne fleurit pas une fois au printemps puis s'arrête. Il fleurit par vagues successives, sur des pousses qui se développent au fil de la saison, ce qui étale à la fois la floraison et la récolte.Le rendement suit cette logique et il faut la connaître avant de planter. La première vague est toujours la plus généreuse, et les cueillettes suivantes diminuent régulièrement. On ne récolte pas quatre fois autant qu'un cerisier ordinaire, on récolte une fois normalement puis on continue à cueillir par poignées pendant des semaines.
Quand récolte-t-on la griotte de la Toussaint ?
Sur une longue période, et c'est bien ce qui fait l'intérêt de la variété. Les dates annoncées par les pépinières s'étalent de juillet à novembre selon les sources et les régions, ce qui reflète moins un désaccord qu'une réalité : sur un arbre remontant, la fin de la récolte dépend de l'année et de la date des premiers froids.Beaucoup au début, puis de moins en moins. Le nom de la variété promet des cerises à la Toussaint, et il faut le lire comme une possibilité de fin de saison, pas comme une garantie.
D'où vient la griotte de la Toussaint ?
C'est une très vieille variété, et le dossier historique est plus fourni que ne le laissent croire les fiches de vente. Une pépinière spécialisée écrit aujourd'hui que la date et le lieu exacts d'origine n'ont pas été retrouvés, ce qui est vrai pour la naissance de la variété mais pas pour son histoire.Jacques Daléchamp la signalait déjà en France en 1586 dans son Historia plantarum. Duhamel la décrivait à Paris en 1768, en notant qu'elle n'était alors plus un fruit nouveau. Et il existe même une querelle d'origine : en 1779, de Calonne écrivait que cette cerise, dont l'arbre porte deux fois l'an, en juin puis vers le temps de la Toussaint dont elle a retenu le nom, avait été tirée d'Angleterre. Une affirmation que le pomologue Leroy a contestée sans pouvoir pour autant prouver l'origine française.
Quatre siècles de présence documentée, et un doute jamais tranché sur son pays d'origine.
Questions fréquentes
La griotte de la Toussaint est-elle acide ? Très acide, davantage qu'une griotte classique, dans un registre proche de la cerise sauvage.Quelle est la taille des fruits ? Ce sont de petites griottes. La variété se choisit pour sa saison longue et son acidité, pas pour son calibre.
Que faire des griottes de la Toussaint ? Confitures, sirops, clafoutis, coulis et eaux-de-vie. C'est une cerise de transformation, où l'acidité devient un atout.
Sous quelle forme livrez-vous le griottier de la Toussaint ? En scion greffé, racines nues, expédié de fin novembre à mars pendant le repos végétatif.
Quand planter un cerisier ? La période de plantation, les distances et la conduite sont détaillées sur notre page consacrée aux cerisiers.
Caractéristiques
| Espèce | Cerisier |
|---|---|
| Variété | Griottier de la Toussaint |
| Origine de la variété | Grande-Bretagne |
| Variété autofertile | Oui |
| Résistance au froid | -15°C |
| Résistance aux maladies | Bonne |
| Résistance à la sécheresse | Bonne |
| Exposition | Ensoleillé |
| Récolte |
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| Consommation |
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| Saveur |
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Notre avis
Autant le dire franchement, parce que c'est ce qui évite les déceptions : cette griotte est très acide. Beaucoup plus qu'une Montmorency, dans un registre qui rappelle la cerise sauvage.
C'est donc une variété de transformation avant tout. En confiture, en sirop, en clafoutis, en eau-de-vie, l'acidité est exactement ce qu'on recherche, et elle donne un résultat que les cerises douces ne savent pas produire. Il reste une seconde catégorie d'amateurs, ceux qui aiment croquer une cerise franchement acide, et ceux-là seront servis. Si vous n'êtes ni dans l'une ni dans l'autre, orientez-vous plutôt vers nos bigarreaux.
Ce qui nous plaît sur cet arbre, au-delà du fruit, c'est sa silhouette. Le port pleureur et les branches très fines en font un cerisier qui ne ressemble à aucun autre au verger, et la cueillette se fait sans effort sur des rameaux souples et retombants.
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