Les cerisiers disponibles dans notre pépinière

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Avant de choisir un cerisier, il faut savoir quelle cerise on veut parce que les quatre grandes familles n'ont ni le même goût ni le même usage. Les bigarreaux comme le Burlat, le Géant d'Hedelfingen ou le Summit donnent des cerises douces à chair ferme et croquante, les stars du marché, idéales à croquer ou en conserve. Les guignes comme notre Guin Noir sont plus tendres, sucrées et fondantes, prisées pour les confitures et les clafoutis. Les griottes et amarelles sont acides, autofertiles, et servent de pollinisateurs universels pour les autres : notre Amarena, griotte italienne rustique, produit seule et améliore en prime la récolte de tous les bigarreaux plantés à proximité. Car c'est l'autre point à retenir avant l'achat : les cerises douces sont quasi toutes autostériles sans variété compatible en fleur au même moment dans un rayon de 25 mètres, pas de cerises, même sur un arbre vigoureux et bien taillé.
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Quel est le meilleur cerisier ?

Cela dépend de ce que vous voulez en faire, mais nous avons un avis tranché et il n'a pas bougé depuis des années.
La meilleure griotte, c'est l'Amarena. Petite, rustique, d'une acidité franche. Une griotte ne se croque pas, elle se cuisine, et c'est l'Amarena qui donne le plus de goût une fois transformée : bocaux, confitures, clafoutis, liqueurs.
Les meilleurs bigarreaux, ce sont le Burlat et le Noir de Tartarie. Le Burlat pour la précocité et pour ce qu'elle apporte : une grosse cerise sucrée et juteuse dès le début juin, avant la mouche de la cerise. Le Noir de Tartarie pour le goût pur, une cerise noire à chair pourpre, ferme et intensément parfumée, récoltée de fin juin à la mi-juillet, sur un arbre vigoureux qui encaisse le froid et l'altitude.
Plantez ces deux-là et vous tenez la saison du début juin à la mi-juillet, avec les deux profils de cerise douce : la précoce juteuse et la noire intense. Vérifiez seulement la pollinisation, détaillée plus bas.
Le reste se choisit par l'usage :
  • La meilleure cerise pour les bocaux et les confitures : l'Amarena, ou la Griotte de la Toussaint si vous voulez étaler la récolte jusqu'à l'automne.
  • La meilleure cerise précoce : le Bigarreau Burlat, début juin.
  • Le plus gros calibre : le Summit.
  • La meilleure cerise pour les cerises confites : le Bigarreau Napoléon, la variété historique du confit.
  • Le meilleur cerisier pour l'altitude : le Guin Noir ou le Guindhoul, deux guignes de montagne.
  • Le meilleur cerisier quand on n'a la place que pour un seul arbre : le Stella, autofertile.

Et la meilleure cerise dans l'absolu ? Celle que vous cueillez mûre sur l'arbre. La cerise se récolte à pleine maturité et se mange le jour même : c'est exactement ce qu'un fruit qui doit voyager ne peut pas offrir.

Bigarreau, guigne ou griotte : quelle cerise choisir ?

C'est la première question à trancher, et elle ne se joue pas sur le goût mais sur l'usage.
Le bigarreau a une chair ferme et croquante. C'est la cerise de table, celle qui tient dans la main et dans le panier. Nos bigarreaux : Burlat, Napoléon, Summit, Noir de Meched et Géant d'Hedelfingen.
La guigne a une chair plus tendre et plus juteuse, souvent plus sucrée, et se garde moins bien : c'est une cerise qu'on mange le jour même, ce qui explique qu'elle ait disparu du commerce. Nos guignes : le Guin Noir, le Guindhoul et le Xapata.
La griotte est acide et ne se croque pas. Elle est faite pour les bocaux, les confitures, les clafoutis et les liqueurs. Nos griottes : l'Amarena et la Griotte de la Toussaint.
Un verger équilibré, c'est un bigarreau pour croquer et une griotte pour la cuisine. Les deux ne se remplacent pas.

Comment avoir des cerises sans ver ?

C'est la question que l'on nous pose le plus, et la réponse tient d'abord au calendrier.
La mouche de la cerise pond quand les fruits commencent à colorer, à partir de la mi-juin. Une variété qui a fini sa récolte avant cette date passe à travers. C'est tout l'intérêt du Bigarreau Burlat, qui se récolte dès le début juin : sa précocité fait le travail qu'un traitement ferait ailleurs.
Plus la variété est tardive, plus la pression augmente. Sur les tardives, il faut ramasser et sortir du verger tous les fruits touchés ou tombés, pour ne pas nourrir la génération suivante.

Quel cerisier planter en altitude ou en montagne ?

Les guignes et les griottes de montagne sont mieux armées que les bigarreaux modernes, pour une raison simple : elles ont été sélectionnées là-haut, dans des vergers où personne ne les protégeait.
  • Guin Noir : la guigne noire d'Ariège, dense et juteuse, à la fois acidulée et sucrée.
  • Guindhoul : guigne noire de montagne, très parfumée, excellente en clafoutis.
  • Griotte de la Toussaint : rustique et remontante, elle produit là où on ne l'attend pas.

Pourquoi les cerises éclatent-elles, et comment l'éviter ?

Une pluie au moment de la maturité, et les fruits se fendent : la peau ne suit pas l'arrivée d'eau dans la chair. Ce n'est pas une maladie, c'est mécanique.
Deux leviers. Le premier est la variété : le Xapata, ancienne variété d'Itxassou, est réputé pour sa tenue à l'éclatement. Le second est le sol : une terre qui garde une humidité régulière limite le choc d'un orage sur un arbre en sec. Un paillage épais fait plus pour vos cerises qu'un arrosage de rattrapage.

La Griotte de la Toussaint, la cerise qui n'en finit pas

Signalée en France dès 1586 et décrite par Duhamel en 1768, c'est la plus ancienne variété de notre catalogue.
C'est un cerisier remontant, au port pleureur et aux branches très fines, qui donne de petites griottes très acides, du type des cerises sauvages. Sa récolte est échelonnée : toujours plus abondante au début, puis en diminuant. Chez nous, elle est greffée sur merisier.
À réserver aux amateurs d'acidité franche et à la transformation. Personne ne croque une Toussaint sur l'arbre, et c'est très bien comme ça.

Faut-il deux cerisiers pour avoir des cerises ?

Oui, dans presque tous les cas, et c'est la première cause de cerisier qui fleurit sans jamais fructifier.
Les cerises douces, bigarreaux et guignes, sont autostériles : leur pollen ne féconde pas leurs propres fleurs. Il leur faut une seconde variété compatible, qui fleurisse en même temps, plantée à moins d'une vingtaine de mètres. Les griottes sont autofertiles : un seul arbre suffit, et il produit encore mieux avec un cerisier doux à proximité. Attention au raccourci inverse : une griotte ne pollinise pas un bigarreau.
  • Bigarreau Burlat : non autofertile. À associer avec le Bigarreau Napoléon, le Summit ou le Géant d'Hedelfingen.
  • Bigarreau Napoléon : non autofertile. À associer avec le Bigarreau Burlat ou le Summit.
  • Summit : non autofertile. À associer avec le Géant d'Hedelfingen, le Bigarreau Burlat ou le Bigarreau Napoléon.
  • Géant d'Hedelfingen : non autofertile. À associer avec le Summit ou le Bigarreau Burlat.
  • Bigarreau Noir de Meched : non autofertile. À associer avec un bigarreau à floraison proche, le Burlat ou le Napoléon.
  • Noir de Tartarie : non autofertile. À associer avec un bigarreau à floraison proche, le Burlat ou le Summit.
  • Stella : autofertile, un seul arbre suffit, et il pollinise en plus les autres variétés.
  • Xapata, Guin Noir et Guindhoul : à traiter comme autostériles. À associer avec un autre cerisier doux à floraison proche. Ces variétés locales ont toujours été plantées en mélange dans leurs vergers d'origine.
  • Amarena : autofertile, un seul arbre suffit.
  • Griotte de la Toussaint : autofertile, un seul arbre suffit.

Le duo le plus simple à réussir dans notre gamme : le Burlat pour la précocité, le Summit ou le Napoléon pour le calibre. Vous réglez la pollinisation et vous étalez la récolte d'un seul coup.

Un cerisier autofertile et compact : le Stella

Deux questions reviennent sans arrêt en foire : est-ce qu'il existe un cerisier autofertile, et est-ce qu'il existe un cerisier nain. Le Stella répond aux deux.
C'est la première cerise douce autofertile jamais obtenue, née en 1968 à la station de Summerland, au Canada, d'un croisement entre le Lambert et un semis anglais du John Innes Institute. Avant elle, toutes les cerises douces réclamaient une seconde variété. Un Stella seul dans un jardin donne des cerises : de gros fruits rouge foncé à chair ferme, récoltés près de trois semaines après le Burlat.
Sa sélection compacte, obtenue à la même station en 1973, garde l'autofertilité et donne un arbre d'environ la moitié de la taille d'un Stella classique. C'est le cerisier des petits jardins, des terrains étroits et des formes palissées contre un mur.
Dernier avantage, qui compte dès qu'on plante plusieurs arbres : le Stella pollinise aussi les autres variétés. À côté d'un Burlat ou d'un Napoléon, il fait les deux travaux à la fois.

Quel porte-greffe pour un cerisier ?

Nos cerisiers sont greffés sur merisier, le cerisier sauvage. C'est le porte-greffe de l'arbre de plein vent : enracinement profond, grande longévité, autonomie en eau, et des sujets qui traversent les étés secs. En contrepartie, l'arbre devient grand et la mise à fruit demande quelques années de patience. Il n'aime ni les sols très calcaires ni l'eau stagnante.
Deux autres porte-greffes existent, et il vaut mieux savoir ce qu'ils changent. Le Sainte-Lucie, un Prunus mahaleb, donne des arbres plus modestes, met à fruit plus vite et supporte les sols secs et calcaires, au prix de nombreux rejets à surveiller. Les porte-greffes faibles, de type Gisela, donnent des arbres de quatre mètres qui produisent tôt, mais qui dépendent de vous pour l'eau et vieillissent plus vite.
Si votre sol est très calcaire ou que la place manque, appelez-nous avant de commander : c'est le genre de détail qui se règle en deux minutes au téléphone.

Quand tailler un cerisier ?

Après la récolte, en plein été, jamais en hiver. C'est la règle qui compte le plus sur cette espèce.
Le cerisier cicatrise mal et compartimente mal ses plaies. Une coupe faite en hiver reste ouverte des mois dans le froid et l'humidité : c'est la porte d'entrée de la gommose et des chancres, et c'est ainsi qu'on perd des charpentières entières. Une plaie faite en août, par temps sec et en pleine végétation, se referme vite.
Trois repères simples :
  • Taillez peu. Évitez les coupes de plus de cinq centimètres de diamètre. Sur un vieil arbre à reprendre, étalez le travail sur deux ou trois étés.
  • Taillez par temps sec, avec des outils propres, et protégez les grosses plaies au mastic.
  • Éclaircissez plutôt que de rabattre. Le cerisier fructifie sur les bouquets de mai portés par le bois âgé : on ouvre la couronne à la lumière, on ne raccourcit pas systématiquement les branches.

La Griotte de la Toussaint, remontante, se taille après la vague principale de récolte.

Pourquoi mon cerisier fleurit-il sans donner de cerises ?

Trois causes, dans cet ordre.
La pollinisation. Un bigarreau seul dans un jardin ne donnera jamais grand-chose, quelle que soit la qualité de l'arbre. C'est la liste des associations, plus haut.
Le gel de printemps. Les fleurs de cerisier meurent autour de -2 °C. Une nuit claire au mauvais moment suffit à vider l'arbre de sa récolte, sans que l'arbre lui-même en souffre.
L'âge et le porte-greffe. Sur merisier, les premières cerises arrivent vers la cinquième ou la sixième année. Un arbre trop vigoureux, trop taillé ou trop nourri en azote retarde encore sa mise à fruit.

Où et quand planter un cerisier ?

De fin novembre à mars, pendant le repos végétatif et hors période de gel. Nos arbres partent en racines nues sur cette période.
Le cerisier veut du soleil et surtout un sol drainant : il supporte mal l'eau stagnante en hiver. En terre lourde, plantez sur une butte. Comptez six à huit mètres entre deux arbres de plein vent, moins en formes palissées.

Questions fréquentes

Quelle est la différence entre une guigne et un bigarreau ? Le bigarreau a une chair ferme et croquante, la guigne une chair tendre et juteuse. Les deux sont des cerises douces, à la différence de la griotte, qui est acide.
Quelle est la cerise la plus précoce ? Le Bigarreau Burlat, dès le début juin chez nous. C'est aussi celle qui échappe le mieux à la mouche de la cerise.
Quelle cerise pour les bocaux et les confitures ? Une griotte : l'Amarena ou la Griotte de la Toussaint. Leur acidité tient à la cuisson, là où une cerise de table devient fade.
Quelle cerise pour les cerises confites ? Le Bigarreau Napoléon, bicolore jaune et rouge, chair blanche croquante : c'est la variété historique du confit.
Au bout de combien de temps un cerisier donne-t-il des fruits ? Sur merisier, comptez cinq à six ans pour les premières cerises et une dizaine d'années pour la pleine production. Sur porte-greffe faible, c'est plus rapide, mais l'arbre vit moins longtemps.
Un cerisier est-il autofertile ? Les griottes le sont, les bigarreaux et les guignes presque jamais. Il faut donc deux variétés compatibles pour une cerise douce, un seul arbre pour une griotte.
Peut-on planter un cerisier en petit jardin ? Sur merisier, l'arbre dépasse les huit mètres : ce n'est pas le bon choix. Deux solutions, une griotte, naturellement plus compacte, la Griotte de la Toussaint restant autour de quatre à cinq mètres, ou un porte-greffe faible conduit en palissade contre un mur.