Abricotier Moorpark
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Abricotier Moorpark
Un abricot qui se cueille pendant six semaines
La plupart des abricotiers concentrent leur récolte sur deux semaines. Tout arrive ensemble, il faut transformer dans l'urgence, et une partie finit perdue.Le Moorpark fonctionne autrement. Ses fruits mûrissent de façon échelonnée, individuellement, sur une période qui court de la mi-juillet à la fin août selon les régions. On passe sous l'arbre tous les deux ou trois jours et on cueille ce qui est prêt.
Un fruit est mûr quand le fond de la peau vire du vert au orange profond, que la chair cède légèrement sous le doigt et que le parfum se sent à distance. La face exposée au soleil se couvre souvent de petites taches rousses : c'est un signe de maturité, pas un défaut.
Cette irrégularité a un revers, et il est loyal de le dire. En verger commercial, elle multiplie les passages de récolte et coûte de la main-d'œuvre. C'est ce qui explique que la variété ait presque disparu de la production professionnelle malgré une qualité gustative reconnue depuis deux siècles et demi.
Le fruit
Gros fruit, 5 à 7 cm de diamètre, nettement plus volumineux que la moyenne des abricots de jardin. Peau finement duveteuse, jaune pâle du côté de l'ombre et orange intense du côté du soleil, souvent piquetée de roux à maturité.La chair est orange foncé, fondante, juteuse, franchement sucrée, avec un parfum puissant que les pomologues anciens décrivaient déjà comme remarquable. Le noyau se détache.
C'est un abricot de table, mais sa tenue en fait aussi un bon fruit de confiture, de séchage et de bocal. La maturité étalée est ici un avantage supplémentaire : on transforme par petites quantités, au rythme de la cueillette.
Où le planter pour qu'il produise
Le Moorpark fleurit tôt. C'est le critère qui doit décider de l'emplacement, avant toute autre considération.L'arbre lui-même supporte parfaitement l'hiver. Ce sont ses fleurs qui sont détruites autour de -2 °C. Offrez-lui donc une situation chaude, adossée à un mur exposé au sud si vous en avez un : la chaleur restituée la nuit suffit le plus souvent à sauver la floraison.
Si votre terrain est un fond de vallon gélif, une zone à gelées tardives récurrentes ou une situation d'altitude, orientez-vous plutôt vers une variété à floraison tardive comme le Polonais, ou vers les biricoccolos Vesuviano, ces hybrides de prunier et d'abricotier qui produisent là où un abricotier classique échoue.
Attention enfin à un piège de lecture. Plusieurs fiches francophones annoncent pour cette variété une floraison en mai et une récolte à la mi-juillet. Ces chiffres viennent de pépinières québécoises et décrivent le climat du Saint-Laurent. Transposés en France, ils sont faux et donnent une fausse impression de sécurité.
L'arbre
Vigueur moyenne à bonne, port arrondi à évasé. Les hauteurs publiées vont de 3 à 6 m selon les sources, l'écart s'expliquant par le porte-greffe et le mode de conduite.Le Moorpark est autofertile : un seul arbre produit. La présence d'un autre abricotier améliore la nouaison sans être nécessaire, et il pollinise correctement les variétés tardives.
Il fructifie sur le bois de deux ans, ce qui a une conséquence directe sur la taille : une taille sévère supprime la récolte à venir. On le conduit en gobelet ouvert, avec trois à quatre charpentières, en supprimant tôt la flèche centrale pour faire entrer la lumière.
Comme tous les abricotiers, il exige un sol drainé et redoute l'humidité stagnante en hiver.
Le Moorpark est-il fait pour votre jardin
Cette variété convient bien si vous cherchez :- un abricotier autofertile, pour n'avoir qu'un seul arbre à planter
- de gros fruits, très parfumés, à noyau libre
- une récolte étalée sur plusieurs semaines plutôt qu'une cueillette unique
- de quoi transformer par petites quantités, en confiture, en bocal ou séché
Regardez plutôt ailleurs si votre terrain est un fond de vallée gélif, si vous n'avez aucune exposition chaude à lui offrir, ou si vous préférez récolter tout d'un coup pour faire vos conserves en une seule journée.
D'où vient vraiment le Moorpark
Les informations qui circulent sur cette variété se contredisent, y compris dans les bases de données de référence.Le Moorpark tire son nom du domaine de Moor Park, dans le Hertfordshire anglais. L'amiral Lord Anson y a diffusé la variété au milieu du XVIIIᵉ siècle, et elle a été commercialisée sous ce nom à partir de 1788. Certains auteurs la font remonter plus loin, au jardin de Sir William Temple à la fin du XVIIᵉ siècle. Une tradition veut qu'Anson l'ait rapportée de Chine lors de son tour du monde, mais elle n'est pas établie.
Ce qu'on lit régulièrement sur les sites français et qui est faux : le Moorpark ne vient pas d'Amérique du Nord et ne date pas du XIXᵉ siècle. Il a été introduit aux États-Unis par Thomas Jefferson, qui le cultivait à Monticello, ce qui explique sans doute la confusion. La ville de Moorpark, en Californie, porte le nom de la variété et non l'inverse.
Jane Austen le cite dans Mansfield Park. C'est probablement l'abricot le plus documenté de l'histoire.
Questions fréquentes
Faut-il un deuxième abricotier pour polliniser le Moorpark ? Non, il est autofertile. Un seul arbre produit. La présence d'un autre abricotier à floraison proche améliore la nouaison, sans être nécessaire.Pourquoi mes abricots Moorpark ne mûrissent-ils pas tous en même temps ? C'est le comportement normal de la variété. La maturité s'étale sur plusieurs semaines, de la mi-juillet à la fin août. Il faut cueillir en plusieurs passages plutôt que de tout récolter d'un coup.
Le Moorpark et l'Early Moorpark sont-ils la même variété ? Non. L'Early Moorpark, aussi appelé Storey, est une sélection australienne distincte, qui mûrit environ trois semaines avant le Moorpark. Les deux noms sont souvent confondus dans les catalogues.
Que sont les taches rousses sur la peau ? Ce sont des marques de maturité, sur la face exposée au soleil. Elles n'affectent ni la chair ni la conservation.
Le Moorpark convient-il en altitude ? Non. Sa floraison précoce l'expose trop aux gelées tardives. En altitude, préférez une variété à floraison tardive ou un biricoccolo.
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| Espèce | Abricotier |
|---|---|
| Variété | Moorpark |
| Origine de la variété | Incertaine |
| Variété autofertile | Oui |
| Résistance au froid | -20°C |
| Résistance aux maladies | Très bonne |
| Résistance à la sécheresse | Bonne |
| Exposition | Ensoleillé |
| Récolte |
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| Consommation |
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| Saveur |
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Notre avis sur l'abricot Moorpark
Les abricotiers les plus populaires
- Coup de cœur

Abricotier Polonais
L'abricotier Polonais est une variété vigoureuse et auto-fertile, caractérisée par une mise à fruit rapide et une floraison précoce tolérante aux gels printaniers. Dès la fin juin, il produit des fruits de très gros calibre à la chair ferme et sucrée.

Abricotier Pêche de Nancy
Les abricots Pêche de Nancy offrent une chair fondante et sucrée, sublimée par des notes musquées et légèrement acidulées. Leur texture juteuse ravira vos papilles, que ce soit dégusté frais ou en préparation sucrée.

Abricotier Rouge du roussillon
L'abricotier Rouge du Roussillon est un arbre vigoureux, originaire des Pyrénées-Orientales, issu d'un semis de hasard. Il est autofertile, ce qui signifie qu'il n'a pas besoin d'un autre arbre pour polliniser et produire des fruits, bien qu'il soit aussi un bon pollinisateur pour d'autres variétés.