Pluot Biricoccolo Bolognese
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Biricoccolo Bolognese
Le Bolognese est le plus gros des trois biricoccolos historiques, cet hybride naturel du prunier myrobolan et de l'abricotier cultivé en Italie depuis les années 1700. Il vient de la région de Budrio, près de Bologne, où on l'appelle Gigante di Budrio. Ses fruits atteignent le calibre des plus grosses variétés d'abricots et sont plus juteux qu'elles, avec une chair jaune veinée de rouge, une saveur nettement abricot et l'acidité de la prune derrière. Récolte de la fin juin à juillet. Et comme tous les biricoccolos, il produit là où l'abricotier échoue : il fleurit tôt, mais sa fleur encaisse le gel et son pollen coule par temps froid.
Les trois biricoccolos historiques correspondent à trois zones de culture italiennes : le Nostrano, le Gigante di Budrio dans le Bolognais, et le Vesuviano en Campanie. Les pomologues italiens s'accordent sur le classement : le Bolognese est le plus gros des trois, à un calibre comparable aux plus grosses variétés d'abricots, et sa chair est décrite comme plus juteuse encore que celle d'un abricot. Le Vesuviano vient ensuite, le Nostrano est le plus petit, mais aussi le plus précoce.
Si vous n'en plantez qu'un et que le calibre compte, c'est celui-ci. Si vous en plantez deux, ils se pollinisent et vous étalez la récolte.
Il fleurit tôt, comme un abricotier. Ce qui change, c'est ce que la fleur encaisse : là où une fleur d'abricotier est détruite vers -2 °C, celle du biricoccolo tient, comme chez les pruniers japonais et le myrobolan sauvage dont il descend. Et son pollen continue de couler par temps froid, alors qu'un abricotier peut garder ses fleurs intactes sans nouer une seule si le froid persiste.
C'est la différence entre un arbre qui fleurit et un arbre qui récolte. Nous détaillons ce mécanisme sur notre page pluots et plumcots.
Les pomologues italiens soulignent que le biricoccolo présente, contrairement à l'abricotier, au pêcher et au néflier, une résistance élevée aux maladies fongiques comme aux maladies bactériennes. Quand on sait ce que le monilia et la bactériose coûtent chaque année aux abricotiers, l'argument pèse lourd.
Il est rarement attaqué par les cochenilles, et ne craint réellement les pucerons que lorsque le printemps est trop pluvieux. Il ne demande aucun traitement de routine.
Il faut savoir une chose avant de planter : le fruit se conserve très peu. Comptez quatre à cinq jours à température ambiante après la cueillette, guère plus. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle cette culture a disparu de la production commerciale malgré sa qualité : elle ne supporte ni le stockage ni le circuit long.
Au jardin, ce n'est pas un problème, c'en est même l'intérêt : vous mangez un fruit que personne ne peut vous vendre. Prévoyez simplement de transformer au fur et à mesure. Confitures, gelées, sirops, sorbets, et en Italie on l'utilise beaucoup à l'eau-de-vie.
Un détail pratique : la chair adhère au noyau, comme chez les pavies. C'est un peu plus long à préparer, et cela n'enlève rien au fruit.
Les producteurs italiens, les plus proches de son berceau, désignent le prunier myrobolan comme le meilleur pollinisateur, un abricotier convenant également, et l'idéal étant d'avoir les deux à proximité. Un autre biricoccolo d'un écotype différent fonctionne aussi, avec l'avantage d'étaler la récolte.
Si vous partez de zéro, la combinaison la plus sûre reste un biricoccolo et un myrobolan.
Quelle différence entre Bolognese, Nostrano et Vesuviano ? Ce sont trois écotypes locaux du même hybride, issus des trois zones historiques de culture italiennes. Le Bolognese est le plus gros, le Vesuviano intermédiaire et particulièrement aromatique, le Nostrano le plus petit mais le plus précoce.
Pourquoi l'appelle-t-on abricot noir ou abricot du Pape ? Ce sont des noms populaires anciens, liés à sa peau sombre. On le trouve aussi sous les noms d'abricot violet, susincocco ou susino-albicocco en italien.
Le biricoccolo existe-t-il à l'état sauvage ? Non. C'est un hybride né d'une pollinisation croisée spontanée entre abricotier et myrobolan, mais il ne se maintient que par la greffe. Il n'existe aucune population sauvage.
Au bout de combien de temps produit-il ? Deux à trois ans après la greffe, ce qui est rapide pour un fruitier à noyau. C'est aussi un arbre très vigoureux.
Quelle taille atteint l'arbre ? Cinq à six mètres à l'âge adulte, port ouvert et houppier fourni. Voir notre page pluots et plumcots pour la conduite et la distance de plantation.
Pensez au pollinisateur : le Bolognese ne produira pas seul.
Acheter le biricoccolo Bolognese
Pourquoi le Bolognese est le plus gros des biricoccolos
C'est ce qui le distingue des deux autres écotypes, et c'est un critère de choix concret.Les trois biricoccolos historiques correspondent à trois zones de culture italiennes : le Nostrano, le Gigante di Budrio dans le Bolognais, et le Vesuviano en Campanie. Les pomologues italiens s'accordent sur le classement : le Bolognese est le plus gros des trois, à un calibre comparable aux plus grosses variétés d'abricots, et sa chair est décrite comme plus juteuse encore que celle d'un abricot. Le Vesuviano vient ensuite, le Nostrano est le plus petit, mais aussi le plus précoce.
Si vous n'en plantez qu'un et que le calibre compte, c'est celui-ci. Si vous en plantez deux, ils se pollinisent et vous étalez la récolte.
Pourquoi le biricoccolo produit là où l'abricotier échoue
On lit souvent que le biricoccolo fleurit tard et esquive ainsi les gelées. Ce n'est pas ce que nous observons.Il fleurit tôt, comme un abricotier. Ce qui change, c'est ce que la fleur encaisse : là où une fleur d'abricotier est détruite vers -2 °C, celle du biricoccolo tient, comme chez les pruniers japonais et le myrobolan sauvage dont il descend. Et son pollen continue de couler par temps froid, alors qu'un abricotier peut garder ses fleurs intactes sans nouer une seule si le froid persiste.
C'est la différence entre un arbre qui fleurit et un arbre qui récolte. Nous détaillons ce mécanisme sur notre page pluots et plumcots.
Un fruitier qui ne tombe pas malade
C'est le second héritage du myrobolan, et il est remarquable pour un arbre à noyau.Les pomologues italiens soulignent que le biricoccolo présente, contrairement à l'abricotier, au pêcher et au néflier, une résistance élevée aux maladies fongiques comme aux maladies bactériennes. Quand on sait ce que le monilia et la bactériose coûtent chaque année aux abricotiers, l'argument pèse lourd.
Il est rarement attaqué par les cochenilles, et ne craint réellement les pucerons que lorsque le printemps est trop pluvieux. Il ne demande aucun traitement de routine.
Quand récolter le Bolognese et combien de temps se garde-t-il
Récolte de la fin juin à juillet, selon la région et l'exposition.Il faut savoir une chose avant de planter : le fruit se conserve très peu. Comptez quatre à cinq jours à température ambiante après la cueillette, guère plus. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle cette culture a disparu de la production commerciale malgré sa qualité : elle ne supporte ni le stockage ni le circuit long.
Au jardin, ce n'est pas un problème, c'en est même l'intérêt : vous mangez un fruit que personne ne peut vous vendre. Prévoyez simplement de transformer au fur et à mesure. Confitures, gelées, sirops, sorbets, et en Italie on l'utilise beaucoup à l'eau-de-vie.
Un détail pratique : la chair adhère au noyau, comme chez les pavies. C'est un peu plus long à préparer, et cela n'enlève rien au fruit.
Le biricoccolo Bolognese est-il autofertile
Non, il a besoin d'une pollinisation croisée.Les producteurs italiens, les plus proches de son berceau, désignent le prunier myrobolan comme le meilleur pollinisateur, un abricotier convenant également, et l'idéal étant d'avoir les deux à proximité. Un autre biricoccolo d'un écotype différent fonctionne aussi, avec l'avantage d'étaler la récolte.
Si vous partez de zéro, la combinaison la plus sûre reste un biricoccolo et un myrobolan.
Questions fréquentes
Bolognese et Gigante di Budrio, est-ce la même variété ? Oui. Le biricoccolo du Bolognais vient de la zone de Budrio, près de Bologne, où il est connu sous le nom de Gigante di Budrio, en référence à son calibre.Quelle différence entre Bolognese, Nostrano et Vesuviano ? Ce sont trois écotypes locaux du même hybride, issus des trois zones historiques de culture italiennes. Le Bolognese est le plus gros, le Vesuviano intermédiaire et particulièrement aromatique, le Nostrano le plus petit mais le plus précoce.
Pourquoi l'appelle-t-on abricot noir ou abricot du Pape ? Ce sont des noms populaires anciens, liés à sa peau sombre. On le trouve aussi sous les noms d'abricot violet, susincocco ou susino-albicocco en italien.
Le biricoccolo existe-t-il à l'état sauvage ? Non. C'est un hybride né d'une pollinisation croisée spontanée entre abricotier et myrobolan, mais il ne se maintient que par la greffe. Il n'existe aucune population sauvage.
Au bout de combien de temps produit-il ? Deux à trois ans après la greffe, ce qui est rapide pour un fruitier à noyau. C'est aussi un arbre très vigoureux.
Quelle taille atteint l'arbre ? Cinq à six mètres à l'âge adulte, port ouvert et houppier fourni. Voir notre page pluots et plumcots pour la conduite et la distance de plantation.
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Caractéristiques
| Espèce | Pluot |
|---|---|
| Variété | Biricoccolo Bolognese |
| Origine de la variété | Incertaine |
| Variété autofertile | Non |
| Variétés pollinisatrices | |
| Résistance au froid | -25°C |
| Résistance aux maladies | Très bonne |
| Résistance à la sécheresse | Trés bonne |
| Exposition | Ensoleillé |
| Récolte |
|
| Consommation |
|
| Saveur |
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Notre avis sur le biricoccolo Bolognese
ous multiplions les trois biricoccolos historiques parce que, de tout ce qui se vend sous l'étiquette pluot, ce sont les meilleurs.
Il faut dire ce qui se passe sur ce marché. Beaucoup de prétendus pluots sont en réalité des prunes japonaises sans la moindre hybridation, vendues sous une appellation qui se vend mieux. D'autres sont d'authentiques hybrides, mais des variétés de collection sans réel intérêt gustatif, plantées par curiosité et regrettées à la dégustation.
Les biricoccolos, eux, sont franchement abricot en bouche, très juteux, avec l'acidité de la prune derrière. Ce sont aussi des arbres très vigoureux qui mettent à fruit rapidement, ce qui compte quand on plante un fruitier rare.
Le Bolognese est celui des trois qu'on choisit pour le calibre.
Il faut dire ce qui se passe sur ce marché. Beaucoup de prétendus pluots sont en réalité des prunes japonaises sans la moindre hybridation, vendues sous une appellation qui se vend mieux. D'autres sont d'authentiques hybrides, mais des variétés de collection sans réel intérêt gustatif, plantées par curiosité et regrettées à la dégustation.
Les biricoccolos, eux, sont franchement abricot en bouche, très juteux, avec l'acidité de la prune derrière. Ce sont aussi des arbres très vigoureux qui mettent à fruit rapidement, ce qui compte quand on plante un fruitier rare.
Le Bolognese est celui des trois qu'on choisit pour le calibre.
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