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Fin juin, le biricoccolo donne des fruits qui déroutent tout le monde : la chair et le parfum d'un abricot, le jus et l'acidité d'une prune. C'est l'abricot-prune originel, un hybride naturel du prunier myrobolan et de l'abricotier, cultivé en Italie depuis les années 1700, bien avant que le mot pluot n'existe.Nous multiplions les trois écotypes historiques. Le biricoccolo Nostrano, le plus précoce, ouvre la saison fin juin. Le biricoccolo Bolognese, le Gigante di Budrio, donne les plus gros fruits, au calibre d'un bel abricot. Le biricoccolo Vesuviano complète le trio avec ses fruits très aromatiques.
Leur atout dépasse le goût : leur fleur résiste au gel et leur pollen coule par temps froid, ce qui les fait produire là où l'abricotier échoue. Plantez-en deux, ils se pollinisent entre eux et vous étalez la récolte.
Qu'est-ce qu'un pluot, un plumcot, un aprium ?
Ces mots désignent tous des hybrides de prunier et d'abricotier, mais pas les mêmes, et le commerce les mélange allègrement.Le plumcot est l'hybride de première génération, à peu près moitié prune, moitié abricot. Le Pluot est une marque déposée par le sélectionneur californien Floyd Zaiger dans les années 1980 : elle désigne ses croisements complexes où la part de prunier domine nettement, environ aux trois quarts. L'aprium, du même sélectionneur, est l'inverse : la part d'abricotier domine. Vous lirez parfois qu'un pluot tire son goût de l'abricot. C'est inexact pour les Pluots de marque, qui sont d'abord des prunes améliorées ; c'est vrai en revanche du plumcot et du biricoccolo.
Le biricoccolo, lui, est le plumcot d'origine : un hybride naturel entre le prunier myrobolan et l'abricotier, apparu spontanément et cultivé en Italie depuis le XVIIIᵉ siècle, deux cents ans avant les sélections californiennes. On le rencontre aussi sous les noms d'abricot noir, d'abricot violet ou d'abricot du Pape.
Pourquoi nous produisons des biricoccolos plutôt que des Pluots modernes
Il faut dire ce qui se passe sur ce marché, parce que nous le constatons régulièrement.Une partie de ce qui se vend sous l'appellation pluot est en réalité constituée de prunes japonaises sans la moindre hybridation, vendues sous un nom qui se vend mieux. D'autres sont d'authentiques hybrides, mais des variétés de collection sans réel intérêt gustatif, qu'on plante par curiosité et qu'on regrette à la dégustation. Et les vrais Pluots de sélection, souvent d'excellentes variétés, restent des prunes dans l'assiette : la part d'abricot s'y goûte peu.
Les biricoccolos sont notre réponse. Ce sont des hybrides vrais, documentés depuis trois siècles, et ils sont franchement abricot en bouche : la saveur et le parfum viennent de ce côté-là, avec le jus et l'acidité de la prune derrière. Ce sont aussi des arbres très vigoureux, à mise à fruit rapide, deux à trois ans après la greffe.
Pourquoi le biricoccolo produit là où l'abricotier échoue
On lit souvent que ces hybrides fleurissent tard et esquivent ainsi les gelées. Ce n'est pas ce que nous observons, et le vrai mécanisme est plus intéressant.Le biricoccolo fleurit tôt, comme un abricotier. Ce qui change, c'est ce que la fleur encaisse. Là où une fleur d'abricotier est détruite dès -2 °C, la sienne tient, comme chez les pruniers japonais et le myrobolan sauvage dont il descend. Et son pollen continue de couler par temps froid, alors qu'un abricotier peut garder ses fleurs intactes sans nouer un seul fruit si le froid persiste au moment de la fécondation.
C'est la différence entre un arbre qui fleurit et un arbre qui récolte. S'y ajoute la robustesse sanitaire héritée du myrobolan : le biricoccolo est nettement moins sujet que l'abricotier, le pêcher ou le néflier aux maladies fongiques comme aux maladies bactériennes, et il ne demande aucun traitement de routine.
Si vous avez déjà perdu deux ou trois récoltes d'abricots au gel, c'est vers ces arbres qu'il faut regarder plutôt que vers une variété d'abricotier de plus. Et si votre situation est vraiment favorable et que vous tenez à l'abricot pur, notre page abricotier vous attend.
Quel pluot choisir : Nostrano, Bolognese ou Vesuviano
Les trois écotypes correspondent aux trois zones historiques de culture italiennes, et ils se distinguent simplement.Le Nostrano est le plus précoce et le plus petit en calibre : c'est lui qui ouvre la saison, fin juin. Le Bolognese, connu en Italie sous le nom de Gigante di Budrio, est le plus gros des trois, au calibre des plus grosses variétés d'abricots et plus juteux qu'elles. Le Vesuviano, l'écotype campanien, se situe entre les deux et se distingue par son intensité aromatique.
Le plus simple est d'en planter deux. Ils ne sont pas autofertiles, ils se pollinisent mutuellement, et leurs maturités décalées étalent la récolte sur plusieurs semaines. Un prunier myrobolan à proximité remplit aussi ce rôle.
Comment planter et conduire un pluot
La plantation suit les règles des fruitiers à noyau. Nos scions partent en racines nues de la fin novembre à mars, pendant le repos végétatif, et se plantent à réception hors gel, ou se mettent en jauge en attendant.Comptez quatre à cinq mètres entre deux arbres : ce sont des sujets vigoureux, au houppier fourni, qui atteignent cinq à six mètres à l'âge adulte. Sol drainé impérativement, sans humidité stagnante en hiver, et l'exposition la plus ensoleillée possible.
La taille reste légère. Une fois la forme établie en gobelet ouvert, contentez-vous d'aérer le centre et de supprimer le bois mort en fin d'hiver. Ces arbres fructifient vite et n'aiment pas les grosses coupes.
Quel est le meilleur pluot ?
La réponse honnête tient en une phrase : le meilleur pluot est celui qui goûte réellement l'abricot, et dans cette famille, ce sont les biricoccolos. Les Pluots américains sont d'excellentes prunes améliorées, très sucrées ; si c'est une prune que vous cherchez, ils feront très bien l'affaire chez les pépinières généralistes. Si c'est l'abricot-prune au sens plein, les trois écotypes historiques sont ce qui se fait de mieux, et ils se départagent simplement.Le Nostrano est le plus précoce et le plus petit en calibre : c'est lui qui ouvre la saison, fin juin. Le Bolognese, connu en Italie sous le nom de Gigante di Budrio, est le plus gros des trois, au calibre des plus grosses variétés d'abricots et plus juteux qu'elles. Le Vesuviano, l'écotype campanien, se situe entre les deux et se distingue par son intensité aromatique.
Le plus simple est d'en planter deux. Ils ne sont pas autofertiles, ils se pollinisent mutuellement, et leurs maturités décalées étalent la récolte sur plusieurs semaines. Un prunier myrobolan à proximité remplit aussi ce rôle.
Questions fréquentes
Un pluot est-il autofertile ? Certaines variétés modernes sont vendues comme autofertiles. Nos biricoccolos ne le sont pas : il leur faut une pollinisation croisée, idéalement par un autre biricoccolo d'écotype différent ou par un prunier myrobolan. Un abricotier à floraison concordante peut compléter.Quel goût a un biricoccolo ? Franchement abricot : la saveur et le parfum viennent de ce parent-là, avec le jus et l'acidité de la prune derrière. Le fruit est plus juteux qu'un abricot classique.
Quand récolte-t-on les pluots ? De la fin juin à juillet selon l'écotype et la région. Le Nostrano ouvre la saison, le Bolognese et le Vesuviano suivent.
Combien de temps se conservent les fruits ? Quatre à cinq jours à température ambiante, guère plus. C'est ce qui a écarté ces fruits du commerce malgré leur qualité, et c'est précisément la raison de les faire pousser : vous mangez un fruit que personne ne peut vous vendre.
Le biricoccolo existe-t-il à l'état sauvage ? Non. C'est un hybride né d'une pollinisation croisée spontanée, mais il ne se maintient que par la greffe. Il n'existe aucune population sauvage.
Le pluot convient-il en altitude ? Le biricoccolo, oui, et c'est même là qu'il prend tout son intérêt : sa fleur résiste au gel et son pollen coule par temps froid, ce qui lui fait produire des fruits de type abricot en situation froide.
Au bout de combien de temps un pluot produit-il ? Deux à trois ans après la greffe pour les biricoccolos, ce qui est rapide pour un fruitier à noyau.