Les pêchers disponibles dans notre pépinière

Pêcher résistant à la cloque et aux maladies
En bio, l'immunité absolue n'existe pas. Un pêcher résistant à la cloque est avant tout une variété rustique qui se défend seule. Face au champignon (Taphrina deformans), l'arbre bloque la maladie fongique et refait rapidement un feuillage sain pour fructifier sans aucun traitement au cuivre.
Pour un verger sain, nous multiplions des sélections paysannes , naturellement tolérantes à la cloque et au monilia. Commandez le pêcher Reine des vergers, véritable référence de robustesse, ou la pêche de vigne jaune pour sa récolte tardive. Tous nos pêchers sont autofertiles : un seul arbre suffit.
Nos 16 variétés se répartissent en cinq familles : les pêches blanches, douces et fondantes, les pêches jaunes, plus fermes et corsées, les pêches de vigne et les sanguines, rustiques et parfumées, et la pêche plate. Tous nos pêchers sont autofertiles : un seul arbre suffit.
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Quel pêcher résiste le mieux à la cloque ?

Quatre variétés se détachent dans notre catalogue, et pour deux raisons différentes.
Les pêchers Charles Roux et l'Amsden sont ceux que nous voyons tenir le mieux face à la cloque, année après année. Le Charles Roux tolère en plus le monilia et le coryneum, ce qui en fait l'un des plus complets sur le plan sanitaire.
La Reine des Vergers et la pêche de vigne jaune sont nos deux références de robustesse générale, tolérantes à la cloque comme au monilia. C'est la Reine des Vergers que nous conseillons en premier à quelqu'un qui débute ou qui plante au nord de la Loire.
S'y ajoute une règle générale que peu de vendeurs formulent : les pêches à chair blanche s'en sortent globalement mieux que les chairs jaunes. Ce n'est pas une loi, mais c'est assez net pour peser dans un choix.
Il faut cependant comprendre ce que « résistant » veut dire ici. La cloque est causée par un champignon, Taphrina deformans, qui existe en plusieurs souches. Une variété qui encaisse bien une souche peut être touchée par une autre, et la pression de l'année change tout. C'est pourquoi nous écrivons tolérante plutôt que résistante, et pourquoi nous traitons tous nos arbres, y compris les plus solides.

La cloque est spectaculaire, elle n'est pas grave

Des feuilles boursouflées, rouges et cloquées, c'est impressionnant. On croit l'arbre perdu. Il ne l'est pas. Le pêcher perd ses feuilles atteintes et en refait de nouvelles, saines, dès que le temps se réchauffe et s'assèche. C'est ce qui se passe chaque année dans des milliers de jardins où personne ne fait rien.
Le coût réel est ailleurs : une récolte plus faible l'année où l'attaque est forte, et un arbre qui s'épuise s'il subit ça plusieurs printemps de suite sans aide. C'est ce qu'on veut éviter, et ça se règle en cinq minutes.
Ne cherchez donc pas l'arbre qui n'attrapera jamais la cloque, il n'existe pas. Cherchez une variété qui encaisse bien, et donnez-lui son passage de printemps.

Notre protocole cloque, cinq minutes par arbre

Voici exactement ce que nous appliquons au verger, sur tous nos pêchers.
En préventif : une décoction de prêle, ou une préparation à base de petit-lait. Elle renforce les défenses de l'arbre et permet d'espacer les passages de cuivre.
Puis un passage de cuivre légèrement sous-dosé, positionné au stade bourgeon, quand celui-ci commence à gonfler mais n'est pas encore ouvert.
C'est tout. Cinq minutes par arbre, une fois par an.
Le timing est le seul point délicat. Le champignon passe l'hiver sous les écailles des bourgeons et sur l'écorce, pas dans le sol ni dans les feuilles tombées. Au printemps, la pluie et la douceur le font germer, et il pénètre dans les jeunes feuilles avant même qu'elles ne se déplient. Traité trop tôt, le produit est lessivé ; trop tard, le champignon est déjà à l'intérieur et plus rien ne l'atteint.
Nous le faisons même sur nos variétés les plus tolérantes. Nous avons des arbres témoins non traités, et le résultat varie selon la variété et selon l'année. Il serait dommage de perdre une récolte pour cinq minutes de travail.
Un mot sur deux gestes très répandus et inutiles. Les coquilles d'œufs suspendues dans un filet n'ont aucun effet : le champignon est dans les bourgeons, hors de portée. Si beaucoup y croient, c'est qu'on les accroche quand la cloque apparaît et qu'elle régresse ensuite d'elle-même avec le temps sec. Le ramassage des feuilles cloquées ne sert pas davantage : contrairement à la tavelure du pommier, l'inoculum n'hiverne pas dans les feuilles mortes mais sur l'arbre.

La criblure du pêcher, l'autre maladie à connaître

On ne parle que de la cloque, mais le coryneum, ou criblure, mérite d'être connu.
Il se manifeste par de petites taches sur les feuilles, qui se dessèchent puis tombent en laissant un feuillage criblé de trous, d'où son nom. Il peut aussi marquer les fruits et les rameaux.
Bonne nouvelle : il se développe dans les mêmes conditions que la cloque, lors des printemps humides, et la même prévention le contient. Aération de l'arbre, prêle et cuivre de printemps, vous n'avez rien à ajouter à votre protocole.
Côté variétés, le Charles Roux fait partie de celles qui tolèrent bien le coryneum, en plus de la cloque et du monilia. C'est ce qui en fait la plus complète de notre gamme sur le plan sanitaire.

Les pêches blanches : la douceur et le parfum

C'est la famille la plus délicate : chair fondante, très juteuse, parfums fins. Ce sont les pêches à manger sur l'arbre, penché en avant parce que le jus coule. Elles sont aussi, globalement, un peu plus tolérantes à la cloque que les chairs jaunes.
  • Reine des Vergers — gros fruits juteux, sucrés et légèrement acidulés, sur un arbre d'une robustesse remarquable. Notre premier conseil pour le nord de la France et pour les débutants. Récolte en fin d'été
  • Charles Roux — gros fruits d'environ 7 cm, peau bicolore rouge et jaune, chair fondante très juteuse. Rustique jusqu'à -15 °C, peu sensible aux gelées tardives, tolérante à la cloque, au monilia et au coryneum. Récolte fin juillet
  • Amsden — la plus précoce, dès la fin juin. Fruits sucrés et juteux, chair fine. Floraison précoce à protéger du gel
  • Grosse Mignonne — l'ancienne du XVIIᵉ siècle, chair fondante très sucrée avec une touche vineuse caractéristique. Vigoureuse, très productive, floraison rose intense en avril
  • Téton de Vénus — la forme inimitable et la plus tardive de toutes : gros fruits mamelonnés à chair fondante et parfumée, jusqu'en octobre. Floraison tardive intéressante en région fraîche

Les pêches jaunes : le goût corsé et la tenue à la cuisson

Plus fermes et plus typées, les pêches jaunes ont davantage d'acidité et des arômes plus francs. Elles tiennent à la cuisson, ce qui en fait la référence des bocaux, du sirop, des tartes et des confitures.
  • JH-Hale — chair jaune fondante à noyau libre, très gros fruits, texture dense qui approche la mangue. Notre préférée au goût, et nous l'assumons malgré une sensibilité un peu plus marquée à la cloque : un emplacement aéré et le passage de printemps suffisent
  • Redhaven — la référence mondiale de la pêche jaune : robe rouge carmin sur fond doré, chair ferme et juteuse, noyau libre. Récolte d'été abondante
  • Alberge — pavie ancienne du Languedoc à noyau adhérent, chair ferme et très sucrée qui tient parfaitement au bocal. Floraison tardive, bonne tolérance à la sécheresse, récolte mi-septembre
  • Roussane de Monein — l'ancienne du Béarn, chair très parfumée aux nuances d'abricot, récolte en plein été
  • Roussanne de Juillet — la landaise précoce, gros fruit orangé à chair fondante et très sucrée, dès le début juillet
  • Roussane Royale — chair juteuse et sucrée relevée d'une légère acidité, bel équilibre

Attention à la confusion : ces trois roussanes sont trois variétés distinctes, de terroirs différents, avec des maturités échelonnées de début juillet à mi-août.

Les pêches de vigne et les sanguines : l'intensité des rustiques

Ce ne sont pas des variétés mais une famille. On les plantait en bout de rang dans les vignes, où elles servaient de sentinelle sanitaire : le mildiou les atteignant avant la vigne, elles prévenaient le vigneron. Elles se sont transmises par semis, de génération en génération, sans jamais passer par la sélection commerciale.
D'où leur caractère : floraison tardive, récolte en septembre, chair dense, parfum intense, et parfois une légère amertume qui prolonge la saveur en bouche bien après la dernière bouchée. Le fruit est plus petit et la peau plus duveteuse qu'une pêche de marché. C'est le prix d'une pêche jamais sélectionnée sur l'apparence.
  • Pêche de vigne jaune — la nôtre vient de Dordogne, semée par un vieux paysan éleveur en bordure de ses prés pâturés pour la manger à la fraîche en surveillant son troupeau. Chair jaune ferme, parfum musqué unique, floraison fin mars, récolte en septembre. L'une de nos deux références de robustesse
  • Pêche de vigne blanche — chair fine, très sucrée et parfumée. Floraison encore plus tardive, en avril, et une rusticité qui en fait une valeur sûre des régions froides. Récolte en septembre
  • Sanguine de Saint-Laurent — chair rouge vineuse au parfum de pêche de vigne, rustique, floraison et récolte tardives
  • Rubira — la sanguine ornementale : peau rouge presque pourpre, chair sanguine qui donne tout en cuisson, compotes, tartes et confitures. Débourrement rouge rubis et feuillage pourpre très décoratifs

La pêche plate : la Saturne

La pêche plate, ou pêche donut, n'est pas une curiosité moderne : c'est une forme ancienne originaire de Chine, redécouverte par le marché européen dans les années 1980.
  • Saturne — la référence française du genre, issue d'une création INRA. Chair blanche très sucrée aux notes de miel, et un noyau minuscule qui se détache seul : on la mange comme une pomme, sans salissure. Très productive, récolte en août

C'est l'arbre que nous conseillons quand il y a des enfants. Un mot pour éviter une déception : la pêche est plate, l'arbre ne l'est pas. Il atteint la taille d'un pêcher ordinaire.

Pêcher tardif ou pêcher à floraison tardive ? Ce n'est pas la même chose

C'est une confusion très fréquente, et elle conduit à acheter le contraire de ce qu'on cherchait.
Un pêcher à floraison tardive ouvre ses fleurs plus tard au printemps. C'est ce qu'il faut chercher si vous craignez les gelées : plus l'arbre fleurit tard, moins ses fleurs risquent d'être détruites par un coup de froid d'avril. Nos plus tardives à la floraison sont la pêche de vigne blanche, qui fleurit en avril, la pêche de vigne jaune fin mars, l'Alberge et le Téton de Vénus.
Un pêcher tardif, au sens courant, donne ses fruits tard en saison. C'est ce qu'il faut chercher si vous voulez prolonger la récolte au-delà de l'été. Nos plus tardives à la récolte sont le Téton de Vénus, jusqu'en octobre, l'Alberge à la mi-septembre et les deux pêches de vigne en septembre.
Les deux caractères se recoupent souvent, mais pas toujours, et l'arbitrage n'est pas le même. Une récolte très tardive demande une arrière-saison correcte : dans une région où l'automne arrive tôt et pluvieux, un pêcher d'octobre ne finira pas ses fruits, même s'il a échappé aux gelées de printemps.
Le Téton de Vénus et l'Alberge cumulent les deux : floraison tardive et récolte tardive. Ce sont les seules de notre gamme dans ce cas.

Quelle variété de pêcher planter en Bretagne ou en région humide ?

C'est une question qu'on nous pose souvent, et la réponse n'est pas celle qu'on attend.
Le problème n'est pas le froid, c'est l'humidité de printemps. Un pêcher supporte parfaitement les hivers bretons ou normands. Ce qui le met en difficulté, c'est un printemps doux et pluvieux au moment du débourrement, exactement les conditions dans lesquelles la cloque explose.
Trois leviers, dans l'ordre d'importance.
L'emplacement, avant même la variété. Un pêcher palissé contre un mur exposé au sud, à l'abri de la pluie battante et où le feuillage sèche vite, sera nettement moins touché qu'un arbre en plein vent, à variété égale. En climat humide, c'est le levier numéro un, et il est gratuit.
Une variété tolérante à chair blanche. La Reine des Vergers est notre premier conseil pour le nord de la France, suivie du Charles Roux.
Le passage de printemps, non négociable dans ces régions.
Un point à ne pas négliger : évitez les variétés à récolte très tardive. Une pêche de fin septembre ou d'octobre demande une arrière-saison chaude et sèche que la Bretagne n'offre pas toujours. Préférez une récolte d'été, qui aura le temps de finir.

Quel porte-greffe pour un pêcher ?

Commençons par une idée reçue tenace : le porte-greffe ne change pas la sensibilité de la variété à la cloque. Un même Charles Roux greffé sur trois porte-greffes différents réagira de la même façon au champignon. Ce qu'il change, c'est la capacité de l'arbre à repartir après une attaque, ce qui est indirect mais réel.
Le choix se fait sur le sol.
  • Montclar, un franc de pêcher, pour les sols profonds et sains. Il donne les arbres les plus vigoureux et les plus gros calibres
  • GF677, hybride de pêcher et d'amandier, pour les terrains calcaires et secs où le franc dépérit
  • Rubira, pour des arbres plus contenus et une reprise franche. Excellent porte-greffe, à deux conditions : éviter les sols très calcaires, à cause de la chlorose, et éviter les sols hydromorphes
  • Myrobolan, réservé aux sols très ingrats. Il permet d'y adapter le pêcher, au prix d'une durée de vie déjà courte encore raccourcie

Un mot sur une accusation qu'on lit sur les forums, selon laquelle les pépiniéristes utiliseraient depuis quarante ans des porte-greffes bas de gamme. Elle est injuste. Une pépinière sérieuse dispose d'une gamme adaptée aux différents sols. Le problème vient des plants non normés, vendus en foire ou par des revendeurs qui ne produisent pas eux-mêmes.

Ce qui tue vraiment un pêcher : l'eau de l'hiver

Voici ce que nous avons constaté à la pépinière, et c'est le contraire de ce qu'on imagine.
L'hiver 2025 a été d'une très forte pluviométrie. Nous avons perdu des pêchers greffés sur Rubira, plantés en sol hydromorphe. Pas à cause du froid ni de la cloque : par asphyxie racinaire. Le Rubira supporte mal les hivers pluvieux, et dans un sol qui ne ressuie pas, les racines finissent par étouffer.
Cela ne fait pas du Rubira un mauvais porte-greffe, c'est même un excellent choix. Mais il faut le placer où l'eau s'en va.
Cette observation dit quelque chose de plus général. On juge le pêcher sur sa cloque, qui est un problème de feuillage, et on oublie que la plupart des arbres qui meurent réellement ne meurent ni de la cloque ni de la sécheresse. Ils meurent d'un sol qui reste humide en hiver.
Le pêcher résiste remarquablement à la sécheresse et à la chaleur : il demande peu d'eau une fois installé, avec pour seule contrepartie des fruits plus petits les années sèches. Avec des étés qui se durcissent, c'est un atout qui va compter. Mais l'asymétrie est totale : un été très sec ne le tuera pas, un hiver très pluvieux dans un sol qui ne draine pas peut le tuer.
Pour savoir où vous en êtes, creusez un trou de cinquante centimètres en hiver et laissez-le vingt-quatre heures. Si de l'eau stagne au fond, ou si vous voyez des marbrures rouille et grises dans la terre, votre sol retient l'eau. Dans ce cas : plantez sur une butte de vingt à trente centimètres, évitez le Rubira, et fuyez les fonds de parcelle.

Un pêcher issu de noyau résiste-t-il mieux à la cloque ?

C'est une idée très répandue, et elle mérite une réponse nuancée plutôt qu'un oui ou un non.
Ce qui est vrai : un pêcher issu de semis, ce qu'on appelle un franc, est souvent plus vigoureux qu'un arbre greffé, parce qu'il développe un système racinaire pivotant complet et n'a subi aucune contrainte de greffe. Or un arbre vigoureux refait plus vite un feuillage sain après une attaque de cloque. C'est de là que vient la réputation.
Ce qui est faux : la vigueur n'est pas la tolérance. La sensibilité à la cloque est un caractère génétique de la variété, et un semis ne reproduit pas sa mère. Chaque noyau donne un individu unique, tiré au sort. Certains seront plus tolérants que le parent, la plupart le seront moins, et vous ne le saurez qu'au bout de quatre ou cinq ans.
S'ajoute la question du fruit, imprévisible et souvent plus petit. Les pêches de vigne font exception : elles se sont transmises par semis pendant des générations et gardent une qualité correcte, ce qui explique précisément leur histoire.
Notre position : semer un noyau est un très beau projet, et nous y encourageons quiconque veut essayer. Mais c'est un projet de curiosité, avec cinq ans d'attente et un résultat aléatoire. Si vous plantez pour manger une variété précise dans trois ans, il vous faut un arbre greffé.
Et sur la cloque, la vraie réponse n'est ni le greffage ni le semis : c'est le passage de printemps.

Comment tailler un pêcher ?

Nous conduisons nos pêchers en gobelet ouvert, avec une taille annuelle, montés sur tige ou plus bas selon l'usage.
L'ouverture en gobelet remplit deux fonctions : elle facilite le traitement de printemps, qui doit atteindre tous les bourgeons, et elle fait entrer la lumière sur les fruits. Le pêcher supporte très bien cette forme parce qu'il ne souffre presque pas d'échaudures.
Un point qui rassurera beaucoup de monde : le pêcher accepte très bien une bonne comme une mauvaise taille. Ce qu'il n'aime pas, c'est le changement. Si un arbre a été taillé d'une certaine façon pendant des années, mieux vaut continuer, même si la méthode n'est pas idéale, que de tout modifier d'un coup.
Comme tous les fruitiers à noyau, taillez plutôt en fin d'été qu'en plein hiver : les plaies cicatrisent mieux et le risque de gommose est réduit.

Où et quand planter un pêcher ?

Quand. De fin novembre à mars, pendant le repos végétatif et hors périodes de gel. Nos arbres partent en racines nues sur cette période. Tout le détail est dans nos guides.
Où. Plein soleil, sol drainé, et surtout un emplacement aéré. Un pêcher planté dans un coin confiné, où le feuillage sèche mal après la pluie, sera plus touché par la cloque qu'un arbre bien ventilé, à variété égale. C'est un levier gratuit et sous-estimé.
Évitez les fonds de vallon où l'air froid s'accumule, à cause de la floraison précoce, et les terres lourdes qui restent humides en hiver.
À quelle distance. Quatre à cinq mètres entre deux arbres de plein vent, selon le porte-greffe.

Questions fréquentes

Quel pêcher résiste le mieux à la cloque ? Le Charles Roux et l'Amsden sont ceux qui tiennent le mieux chez nous. La Reine des Vergers et la pêche de vigne jaune sont nos deux références de robustesse générale. Plus largement, les chairs blanches s'en sortent mieux que les chairs jaunes.
Quelle est la différence entre une pêche blanche et une pêche jaune ? La blanche est plus sucrée, plus fondante et se mange fraîche. La jaune est plus ferme, plus corsée, et tient mieux à la cuisson : c'est la préférée des bocaux et des confitures. Les blanches sont aussi un peu plus tolérantes à la cloque.
Qu'est-ce qu'une pêche de vigne ? Une famille de pêchers rustiques issus de semis, traditionnellement plantés en bout de rang de vigne où ils servaient de sentinelle sanitaire. Floraison tardive, récolte en septembre, chair dense et parfum intense.
Qu'est-ce qu'une pêche plate ? Une forme ancienne de pêche, originaire de Chine, à chair très sucrée et au noyau minuscule qui se détache seul. La Saturne en est la référence française.
Quelle variété de pêcher planter en Bretagne ? Une variété tolérante à chair blanche comme la Reine des Vergers ou le Charles Roux, palissée contre un mur exposé au sud, avec le traitement de printemps. Évitez les récoltes très tardives, que l'arrière-saison bretonne ne permet pas toujours de finir.
Quel est le pêcher le plus tardif ? Le Téton de Vénus, qui donne jusqu'en octobre. Attention à ne pas confondre récolte tardive et floraison tardive : la première prolonge la saison, la seconde protège des gelées.
La cloque peut-elle tuer mon pêcher ? Non, sauf attaques fortes répétées plusieurs printemps de suite sans intervention. L'arbre refait de nouvelles feuilles dès que le temps se réchauffe. C'est la récolte qui souffre, pas l'arbre.
Quand traiter la cloque du pêcher ? Au stade bourgeon, quand il commence à gonfler mais n'est pas encore ouvert. Le champignon hiverne sous les écailles des bourgeons : trop tôt le produit est lessivé, trop tard il est déjà dans la feuille.
Les coquilles d'œufs marchent-elles contre la cloque ? Non. Le champignon est dans les bourgeons, hors de portée d'un filet suspendu.
Mon pêcher est mort sans raison apparente, pourquoi ? Si ce n'est ni le gel ni une attaque visible, regardez le sol. L'asphyxie racinaire après un hiver pluvieux est une cause fréquente et silencieuse, et bien plus dangereuse qu'un été de sécheresse.
Faut-il deux pêchers pour avoir des fruits ? Non, tous nos pêchers sont autofertiles. Un seul arbre produit.
Peut-on faire pousser un pêcher à partir d'un noyau ? Oui, il germera facilement. Mais l'arbre obtenu ne reproduira pas la variété semée, ses fruits seront imprévisibles et souvent plus petits, et il faudra quatre à cinq ans pour le savoir. Pour une variété identifiée, il faut un arbre greffé.
Qu'est-ce que la criblure du pêcher ? Une maladie fongique, le coryneum, qui perce le feuillage de petits trous après dessèchement de taches, et peut marquer fruits et rameaux. Elle se développe comme la cloque lors des printemps humides, et la même prévention la contient.
Quel est le prix d'un arbre pêcher ? Nos pêchers sont proposés à partir de 23 € en scion racines nues, greffés à la main sur nos propres arbres mères.
Combien de temps un pêcher met-il à produire ? Deux à trois ans après plantation. C'est l'un des arbres fruitiers les plus rapides à entrer en production.