Les feijoas disponibles dans notre pépinière

Spécialisée dans la multiplication de fruitiers rustiques, notre pépinière bio propose une sélection spécifique de feijoa vente en ligne. Le feijoa (Acca sellowiana), ou goyavier du Brésil, est un arbuste à feuillage persistant capable de tolérer des gels avoisinant les -12°C. L'intérêt agronomique rejoint la recherche du feijoa fruit bienfait : cette baie tardive, dont la chair rappelle la goyave et l'ananas, présente une forte concentration naturelle en vitamine C et en iode. Bien que quelques cultivars soient partiellement autofertiles, l'association de deux variétés différentes pour assurer une pollinisation croisée reste la règle technique indispensable pour optimiser le calibre et récolter le meilleur feijoa dans votre verger.
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Faut-il deux feijoas pour avoir des fruits ?

Oui, dans presque tous les cas, et c'est la première cause d'échec sur cette espèce.
Une seule variété est réellement autofertile, l'Unique. Toutes les autres sont au mieux partiellement autofertiles : elles donnent quelques fruits seules, beaucoup plus avec une seconde variété plantée à proximité. Les fruits sont aussi plus gros quand la pollinisation est croisée.
Deux choses aident à la fécondation, et elles ne sont pas celles qu'on imagine. Les oiseaux d'abord, qui viennent manger les pétales sucrés et transportent le pollen d'un buisson à l'autre. Les insectes ensuite, moins efficaces sur cette espèce. Dans un jardin, le plus simple reste de planter deux variétés à moins de cinq mètres l'une de l'autre.
Un coup de pouce qui marche très bien : prélevez du pollen avec un pinceau souple sur les fleurs d'un pied, déposez-le sur celles de l'autre. Cinq minutes par an, et la nouaison change complètement.

Quand et comment récolter les feijoas ?

C'est le point que personne ne dit et qui gâche la première récolte : le feijoa ne se cueille pas, il se ramasse.
Le fruit tombe tout seul au sol quand il est mûr. Un fruit encore accroché n'est pas prêt, et cueilli à ce stade il reste astringent et farineux. Passez tous les deux jours sous l'arbuste en saison pour ramasser ce qui est tombé, avant que les guêpes et les merles ne s'en chargent.
En France, la récolte va en général d'octobre à décembre selon la variété et la région. Un paillage ou un filet posé au sol sous le buisson évite que les fruits ne s'abîment en tombant.
Les fruits ramassés se gardent une semaine à température ambiante, un peu plus au frais. Un feijoa ramassé un peu ferme finit de mûrir à la maison en deux ou trois jours.

Comment manger un feijoa ?

Coupez-le en deux et mangez la chair à la petite cuillère, comme un kiwi. La peau est comestible mais amère, on la laisse.
Le goût tient de l'ananas, de la fraise et de la goyave, avec une pointe d'acidité. Au-delà du fruit frais, le feijoa donne d'excellents chutneys, des compotes, des sorbets, et une gelée très parfumée.
Et n'oubliez pas les fleurs : les pétales sont charnus, sucrés, et se mangent crus en salade ou sur un dessert, en mai et juin. Les cueillir ne prive pas l'arbuste de fruits, puisque ce sont les étamines qui portent la fécondation.

Où planter un feijoa en France ?

Le feijoa est plus rustique que sa réputation. Une fois installé, il encaisse jusqu'à -12 °C, parfois davantage sur un sujet âgé et abrité.
  • En pleine terre sur la façade atlantique, dans le Sud-Ouest, le pourtour méditerranéen et les zones urbaines douces.
  • En pot partout ailleurs, dans un bac d'au moins cinquante litres, rentré dans un local frais et lumineux au plus froid de l'hiver.
  • En haie persistante, en alternant les variétés : vous réglez la pollinisation et vous obtenez un brise-vue qui produit.

Côté sol, il lui faut du drainant, plutôt acide à neutre. Il supporte mal le calcaire actif, qui fait jaunir son feuillage. Il tolère en revanche très bien le vent et l'air marin, ce qui en fait un des meilleurs fruitiers de bord de mer.
Plein soleil pour des fruits sucrés, mi-ombre acceptée dans le Sud. Comptez deux à quatre mètres de haut selon la variété et la taille que vous lui donnez.

Comment tailler un feijoa ?

Peu, et après la récolte ou à la sortie de l'hiver.
Le feijoa fructifie sur les pousses de l'année. Une taille légère qui aère le centre du buisson suffit : on enlève le bois mort, on raccourcit les branches qui traînent au sol, on éclaircit si le buisson s'épaissit trop. En haie, une taille annuelle après récolte garde la forme sans sacrifier la production.
Il supporte très bien la taille sévère si vous devez le reprendre, mais vous perdrez une saison de fruits.

Au bout de combien de temps un feijoa donne-t-il des fruits ?

Trois à quatre ans après la plantation pour les premières récoltes, la pleine production vers six à huit ans. Un sujet en pot produit un peu moins mais démarre aussi vite.
Deux choses accélèrent les choses : un arrosage suivi les deux premiers étés, le feijoa ayant des racines superficielles, et un apport de compost au printemps. Il n'est pas exigeant, mais il n'aime pas la sécheresse prolongée au moment où les fruits grossissent, en fin d'été.

Les variétés de feijoa, la nôtre et les autres

Nos variétés, par ordre de récolte, du plus précoce au plus tardif : le Takaka et le Kaiteri ouvrent la saison, l'Anatoki et le Kakariki suivent, le Mammouth ferme la marche en milieu d'automne. Le détail de chacune est dans sa fiche.
Vous croiserez aussi ces variétés ailleurs, et il vaut mieux savoir ce qu'elles valent avant de choisir :
  • Unique : la seule variété réellement autofertile. Arbuste compact d'environ deux mètres cinquante, très productif, récolte précoce, saveur douce plutôt que marquée. C'est le choix par défaut quand on ne peut planter qu'un seul pied.
  • Apollo : néo-zélandaise, gros fruits, chair sans grain, excellente en bouche, récolte de mi à fin de saison. Elle pollinise le Gemini.
  • Triumph : néo-zélandaise, fruits moyens à gros, peau ferme, récolte de mi-saison. Elle donne son plein rendement avec un pollinisateur.
  • Gemini : précoce, fruits plus petits, très productive, à associer avec l'Apollo.
  • Coolidge : sélection californienne de 1913, autofertile et très régulière, saveur douce.
  • Nazemetz : californienne, gros fruit en forme de poire, avec une particularité utile en cuisine, sa chair ne noircit pas à la coupe.
  • Bambina : variété naine, petits fruits sucrés, faite pour la culture en pot et les très petits jardins.
  • Nikita, aussi appelée Rannaya : sélection ukrainienne à gros fruits et port compact, souvent citée pour les régions froides.
  • Opal Star : néo-zélandaise à peau lisse, mûrit une semaine avant le Triumph, autostérile et donc à associer.
  • Den's Choice : fruits ovales de bon calibre, goût marqué, mi-saison.

Questions fréquentes

Le feijoa est-il un goyavier ? Non. Son nom botanique est Acca sellowiana, on l'appelle goyavier du Brésil ou goyavier-ananas par habitude, mais ce n'est pas un vrai goyavier. Il est bien plus rustique qu'eux, ce qui explique qu'il pousse en France alors que les goyaviers, non.
Jusqu'à quelle température résiste un feijoa ? Jusqu'à environ -12 °C sur un sujet installé. Les jeunes plants des deux premières années sont plus fragiles et méritent un voile en cas de gros coup de froid.
Peut-on cultiver un feijoa en pot ? Oui, c'est même la solution partout où l'hiver descend plus bas. Un bac d'au moins cinquante litres, un substrat drainant, un arrosage régulier en été et un hivernage en local frais et lumineux.
Pourquoi mon feijoa fleurit mais ne donne pas de fruits ? Presque toujours un problème de pollinisation. Plantez une seconde variété à proximité, ou polliniser à la main au pinceau.
Le feijoa perd-il ses feuilles en hiver ? Non, son feuillage est persistant. C'est ce qui en fait un bon arbuste de haie, vert toute l'année, argenté au revers des feuilles.
Peut-on faire une haie de feijoas ? Oui, en alternant deux variétés et en espaçant les plants d'un mètre cinquante. Vous obtenez un brise-vue persistant qui fleurit en mai et produit à l'automne.