Les cognassiers disponibles dans notre pépinière
Acheter un cognassier, c'est choisir le fruitier le plus simple qui soit : tous les cognassiers sont autofertiles, un seul arbre suffit pour produire, et la taille n'est pas indispensable. Ce qui compte vraiment, c'est de savoir ce qu'on veut en faire en cuisine parce que chaque variété a sa vocation. Le Constantinople est le plus parfumé de notre sélection, celui qu'on choisit en premier pour la pâte de coing : ses fruits ronds, très aromatiques, donnent une pâte dense et colorée d'une qualité rare. L'Aromatnaya, sélection russe aux notes d'ananas et de citron, a la particularité de se manger cru en tranches une curiosité que peu de coings peuvent revendiquer. Et pour ceux qui cherchent quelque chose qu'on ne trouve nulle part ailleurs : le Kirmizi Ayva, variété turque rarissime à coing rouge, non astringent, rustique jusqu'à -20 °C le seul cognassier dont la couleur de la peau surprend autant que le goût.
Cognassier ou cognassier du Japon : ce n'est pas le même arbre
C'est la confusion la plus fréquente, et elle se règle en deux phrases.Le cognassier, Cydonia oblonga, est un arbre fruitier de quatre à six mètres, de la même famille que le pommier et le poirier. C'est lui qui donne le coing, ce gros fruit jaune et duveteux de l'automne, celui de la gelée et de la pâte de coing. C'est celui que nous produisons.
Le cognassier du Japon, Chaenomeles, est un arbuste d'ornement, souvent épineux, couvert de fleurs rouges ou roses en fin d'hiver. Il donne de petits fruits durs, comestibles une fois cuits, mais ce ne sont pas des coings et la récolte n'est pas le but de la plante.
Si vous cherchez un arbre pour faire de la gelée et de la pâte, c'est le cognassier qu'il vous faut. Si vous cherchez une haie fleurie très tôt en saison, c'est l'autre.
Faut-il deux cognassiers pour avoir des coings ?
Non. Tous les cognassiers sont autofertiles : un seul arbre produit, sans second sujet ni variété pollinisatrice. C'est l'une des rares espèces fruitières où la question ne se pose pas, et c'est ce qui en fait un très bon premier arbre.Un deuxième cognassier n'augmentera pas la récolte du premier. En revanche, deux variétés différentes donnent deux fruits différents en cuisine, et c'est la seule bonne raison d'en planter plusieurs.
Où planter un cognassier ?
Le cognassier est le fruitier des terres que les autres n'aiment pas.- Le sol. Il veut de la fraîcheur. Il supporte les terres lourdes, argileuses, un peu humides en hiver, là où un abricotier ou un cerisier dépérissent. Ce qu'il ne supporte pas, c'est le calcaire actif, qui fait jaunir ses feuilles entre les nervures.
- L'exposition. Plein soleil pour des fruits parfumés, mais il accepte une situation moins chaude que la plupart des fruitiers.
- La sécheresse. Ses racines sont superficielles. En été sec, un paillage épais sur un mètre autour du tronc fait plus que n'importe quel arrosage de rattrapage.
- La place. Quatre à six mètres de haut, un port souvent tortueux qui se conduit facilement en petit arbre. Comptez quatre à cinq mètres entre deux sujets.
Nos arbres partent en racines nues de fin novembre à mars, à planter hors gel et hors sol détrempé.
Quand et comment récolter les coings ?
À l'automne, en octobre le plus souvent, et plus tard en altitude. Trois repères valent mieux qu'une date :- Le fruit passe du vert au jaune franc.
- Le duvet s'efface quand on frotte la peau du plat de la main.
- Le parfum se sent à plusieurs mètres de l'arbre.
Cueillez à la main, sans tirer, avant les premières vraies gelées, qui marquent la chair et raccourcissent la conservation. Les coings se gardent ensuite plusieurs semaines dans une pièce fraîche et aérée, posés sans se toucher.
Un détail qui a son importance : ne les stockez pas à côté de vos pommes et de vos poires, elles prendraient leur parfum. C'est aussi pour cette raison qu'un compotier de coings suffit à parfumer une maison tout l'automne.
Le coing se mange-t-il cru ?
Disons les choses honnêtement : aucun coing ne se croque comme une pomme. La chair est ferme, l'astringence est là, et les variétés vendues comme des coings à croquer déçoivent presque toujours.Certaines variétés se laissent goûter crues, en fines lamelles, quand le fruit est parfaitement mûr, et c'est une curiosité qui vaut le détour. Mais le coing donne le meilleur de lui-même à la cuisson : c'est là que sa chair devient tendre, qu'elle rosit, et que son parfum se déploie.
Que faire des coings ?
Le coing est le fruit de transformation par excellence, et c'est un fruit qui rend beaucoup.- La gelée, la plus classique, grâce à une teneur en pectine que peu de fruits atteignent. Elle prend sans ajout.
- La pâte de coing, le cotignac, les confitures.
- Au four, coupé en deux avec une noix de beurre et du miel.
- Avec le gibier, le canard ou l'agneau, en accompagnement légèrement acidulé.
- En liqueur ou en ratafia, et jusqu'aux pelures, qui parfument un sirop.
- Dans la compote de pommes, un coing pour cinq pommes, et la compote change de dimension.
Quelles maladies surveiller sur un cognassier ?
Le cognassier demande peu, mais il partage les maladies du pommier et du poirier, à qui il est botaniquement très proche.- La moniliose du cognassier, causée par un champignon spécifique à l'espèce. Elle brunit les fleurs et les jeunes pousses au printemps humide, puis fait pourrir les fruits sur l'arbre. C'est le sujet numéro un, et la sensibilité varie fortement d'une variété à l'autre.
- L'entomosporiose, qui crible les feuilles et marque les fruits de petites taches brunes en automne. Elle s'installe lors des printemps humides, au débourrement.
- Le feu bactérien, la seule maladie réellement grave. Les fleurs et les jeunes pousses noircissent comme brûlées, avec un exsudat collant. Il n'y a pas de traitement : on coupe largement en dessous, on brûle, et on désinfecte les outils entre chaque coupe. C'est une maladie à déclaration, et c'est elle qui a fait disparaître le cognassier de certains pays.
En prévention, les mêmes gestes que sur un pommier : ramasser et sortir les fruits momifiés, aérer la couronne, tailler par temps sec, et éviter l'excès d'azote qui produit des pousses tendres.
Comment tailler un cognassier ?
Le moins possible, et en hiver, hors gel.Le cognassier fructifie à l'extrémité des pousses de l'année. Rabattre systématiquement les rameaux, comme on le fait sur un pommier, revient donc à supprimer la récolte à venir. On se contente d'enlever le bois mort, les branches qui se croisent et les rejets qui partent du pied, pour garder une couronne aérée.
Le port naturel de l'arbre est tortueux et un peu désordonné. C'est son allure, pas un défaut à corriger.
Le cognassier, porte-greffe du poirier
C'est un point que peu de gens connaissent et qui explique beaucoup de choses au verger : le cognassier sert de porte-greffe au poirier.Un poirier greffé sur cognassier reste plus petit, entre en production plus vite et se conduit facilement en palissade. Un poirier greffé sur franc, c'est-à-dire sur semis de poirier, donne un grand arbre de plein vent, plus long à produire mais plus autonome en eau et plus durable.
Nous utilisons les deux à la pépinière, selon la variété et selon le sol de nos clients. Si vous hésitez entre les deux pour un poirier, appelez-nous avant de commander.
Quelle variété de cognassier choisir selon l'usage ?
Notre gamme change d'une saison à l'autre, mais la logique de choix, elle, ne bouge pas :- Pour la pâte de coing et la gelée, cherchez une variété au parfum intense plutôt qu'au gros calibre.
- Pour la transformation en quantité, prenez le plus gros calibre : moins d'épluchage pour le même volume de pulpe.
- Pour goûter le fruit cru, orientez-vous vers les variétés dites non astringentes, en sachant ce qui est dit plus haut.
- Pour un verger sans traitement, choisissez d'abord sur la tolérance à la moniliose, qui varie beaucoup selon les variétés.
Le détail de chacune est dans les fiches ci-dessus, et si vous hésitez, un appel règle la question plus vite qu'une page web.
Questions fréquentes
Au bout de combien de temps un cognassier donne-t-il des coings ? Trois à quatre ans après la plantation pour les premières récoltes, ce qui en fait l'un des fruitiers les plus rapides à produire.Le cognassier résiste-t-il au froid ? Oui, c'est un arbre rustique, et sa floraison de mai le met à l'abri des gelées de printemps qui ruinent les récoltes d'abricotiers et de pêchers.
Peut-on cultiver un cognassier en pot ? C'est possible les premières années, en grand bac et avec un arrosage suivi, mais ses racines superficielles supportent mal la sécheresse d'un contenant. La pleine terre reste bien meilleure.
Pourquoi mes coings pourrissent-ils sur l'arbre ? C'est la moniliose. Supprimez et sortez du verger tous les fruits momifiés en hiver, ils portent le champignon jusqu'au printemps suivant.
Pourquoi les feuilles de mon cognassier jaunissent-elles ? Le plus souvent une chlorose due au calcaire actif du sol. Un apport de matière organique et un paillage améliorent les choses, mais le vrai remède se joue au choix de l'emplacement.
Le coing tombe-t-il tout seul quand il est mûr ? Non, il tient à l'arbre. C'est la couleur, le duvet et le parfum qui donnent la maturité, pas la chute.